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Avatar de François Vadrot

En dehors des coquilles déjà relevées (et elles sont nombreuses), l’analyse a sa cohérence, mais elle reste enfermée dans un schéma binaire : l’UE face à la Russie. Or le monde actuel ne fonctionne plus ainsi. Nous ne sommes plus dans des oppositions bilatérales, et c’est précisément ce qui invalide l’hypothèse d’une « drôle de guerre » provoquée par l’UE.

La Chine l’a démontré le 9 octobre : un simple décret contrôlant des exportations stratégiques a suffi à refroidir des velléités guerrières venues d’Occident. Ce n’est plus Washington qui fixe le tempo, ni Bruxelles, ni même Moscou (en dehors de ses revendications de profondeur stratégique via l’Ukraine). C’est Pékin, avec l’ASEAN (Association des nations de l’Asie du Sud-Est) en arrière-plan, qui cadence désormais les équilibres mondiaux.

Dans ce cadre, l’Europe agit dans le vide : elle se pense encore actrice centrale alors qu’elle n’est déjà plus qu’un acteur réactif, soumis aux rythmes imposés ailleurs.

Réduire le moment actuel à une dynamique UE–Russie, c’est passer à côté du nouvel ordre réel : un système orchestré par la Chine, où les initiatives européennes n’ont d’impact que dans les marges que Pékin leur laisse, et certainement pas dans un théâtre bilatéral où l’UE aurait encore la capacité de déclencher une « drôle de guerre ».

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Avatar de Jean-Guy Rens

Excellente analyse, mais qui gagnerait à être révisée par un tiers. Tout est juste, pertinent, factuellement démontré… Mais pourquoi diable ne pas corriger les fautes avant publication.

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